Une année d’engagement, de plaidoyer et de partenariats

Un résumé des activités de Dianova International en 2017 : plaidoyer et activités internationales, campagnes et communication, coordination stratégique et formations, développement et projets

Rencontres de Dianova 2017

Les rencontres de Dianova 2017 ont réuni plus de 60 représentants des organisations membres et invités venus de 14 pays différents – photos: Dianova et Imagen en Acción

Note : le texte suivant fait seulement référence aux activités de Dianova International. Les activités spécifiques de chaque organisation membre de Dianova seront reflétées dans le rapport annuel d’activités qui sera publié au mois de mai.

Activités internationales et plaidoyer : faits saillants

En 2017, les représentants du réseau ont fait connaître l’engagement et les valeurs de Dianova lors des grands rendez-vous internationaux en matière de drogues, de droits des femmes, et de prise en charge des migrants et réfugiés, dans le cadre global des 17 objectifs du Programme 2030 pour le développement durable.

Les représentants de Dianova International et de ses membres ainsi que leurs partenaires ont participé ou contribué à plus d’une centaine d’événements dans 13 pays et trois continents, incluant plusieurs conférences et forums internationaux, événements parallèles, comités d’experts et think tank. Dans le détail, les représentants de Dianova ont organisé 9 événements parallèles lors de forums internationaux, participé à 59 comités d’experts, contribué de façon notable à ces forums à 26 reprises (oralement ou par écrit) et assisté à 23 événements publics notables.

Tableau comparatif activités

Les activités de relations internationales et de plaidoyer ont augmenté de 53% par rapport à 2016 notamment grâce au développement de nos activités à New York

Autonomisation et droits des femmes

Le travail du réseau Dianova dans son ensemble se caractérise par un engagement fort en faveur de l’égalité hommes/femmes. Un tel engagement se traduit à plusieurs niveaux : par l’analyse de l’influence du genre sur le développement des problématiques sociales ; et au sein des programmes, par la prise en compte des besoins spécifiques des femmes (horaires, accueil des enfants, prise en charge des femmes enceintes, etc.) C’est la raison pour laquelle l’autonomisation et les droits des femmes représentent une part importante du travail de plaidoyer de Dianova.

Logos organisations internationales

La 61ème session de la Commission de la Condition de la Femme (CSW61), du 13 au 24 mars à New York, figure parmi les événements les plus importants auxquels Dianova a participé ou contribué dans ce domaine. En amont de l’événement, Dianova a fait connaître sa position sur la question des vulnérabilités propres aux femmes dans un contexte de migration forcée et a fait partie du comité d’organisation du Forum des ONG CSW.

Au cours de la CSW, nos représentants ont organisé pas moins de 5 événements parallèles en partenariat avec des ONG locales et internationales, des gouvernements ou des comités d’ONG, rejoignant en tout quelque 350 personnes. Ces événements ont permis de souligner les défis et les opportunités qui existent en matière d’autonomisation économique des femmes migrantes, de participation des femmes aux processus décisionnels, de bien-être et de santé mentale et d’intégration sociale et économique.

Addictions : prise en charge et droits des personnes

Dianova plaide pour la mise en œuvre de politiques et d’activités de prévention et de traitement des addictions depuis une perspective de santé publique, sexospécifique et respectueuse des personnes. Le réseau s’attache également à promouvoir les communautés thérapeutiques dans le traitement des addictions.

C’est dans cet objectif que les représentants du réseau ont participé à trois événements dans ces domaines. Le plus important était la 60ème session de la Commission des Stupéfiants des Nations Unies (CND60) qui s’est déroulée du 13 au 17 mars. Entre autres thèmes, la commission a abordé la question de l’après-UNGASS (la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le problème mondial des drogues, qui s’est conclu en 2016), incluant la mise en œuvre des recommandations émises à l’issue de la session.

En collaboration avec différentes ONG partenaires Dianova a organisé à cette occasion trois événements parallèles sur le thème de la polyvalence des communautés thérapeutiques , la prévention des addictions, ainsi que sur l’expérience du projet Triple R : la Réhabilitation pour le Rétablissement et la Réinsertion. Durant le CND, Dianova a également coparrainé l’exposition #WeDoRecover qui a mis l’accent sur la réalité du rétablissement en contexte communautaire, une expo organisée par la plateforme Recovered Users Network (RUN)

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Dans le champ des addictions, il faut signaler aussi la participation de Dianova : à la 27ème conférence de l’IFNGO, du 6 au 8 novembre à Macao (Chine) où notre représentant a souligné les bénéfices de l’orientation qualité en matière de traitement ; à la 16ème Conférence de la Fédération Européenne des Communautés Thérapeutiques (EFTC) du 20 au 22 novembre, à Dublin ; ainsi qu’à la réunion du conseil d’administration de la Fédération Mondiale des Communautés Thérapeutiques (WFTC) à Bangkok (Thaïlande), dont l’objectif était de mettre en évidence les changements survenus au sein du modèle de traitement des addictions en communauté thérapeutique en termes de modernisation et de spécialisation.

Activités au sein de comités d’experts

Le déploiement de notre bureau de New York a permis de passer la vitesse supérieure en termes d’activités de représentation et de relations auprès des organisations internationales.  Ce déploiement s’est traduit par une implication importante au sein de quatre comités d’experts actifs auprès du siège des Nations Unies à New York : le Comité des ONG sur les Migrations – CoM, le Comité des ONG sur le statut des Femmes – NGO CSW/NY, le Comité des ONG en Santé mentale et le NGO Major Group.

En ce qui concerne la participation de nos représentants aux autres réunions et comités d’experts, il faut signaler le Forum de l’OMS sur l’alcool, les drogues et les comportements addictifs (26-28 juin, Genève) ; les réunions du Forum de la Société Civile sur les drogues dans l’Union Européenne ; ainsi que les réunions de la Conférences des ONG en relations consultatives avec les Nations Unies (CoNGO) et celles du Comité des ONG de Vienne sur les Drogues (VNGOC).

En tout, les représentants de Dianova ont participé en 2017 à 59 réunions et comités d’expert, contre 35 l’année précédente, soit une augmentation de 40%.

Logos ONG et comités

Campagnes internationales et communication

Écoutez d’abord

À l’occasion de la Journée mondiale contre l’abus et le trafic illicite de drogues, le 26 juin, les organisations membres du réseau Dianova dans 14 pays se sont joints à la campagne « Écoutez d’abord » de l’Office des Nations Unies contre les Drogues et le Crime (UNODC) soulignant ainsi la pertinence des actions de plaidoyer et de la coopération internationale dans le cadre des objectifs de développement durable.

La campagne « Écoutez d’abord » visait à sensibiliser les personnes à écouter davantage les enfants et les jeunes afin de les aider à grandir. Les visuels conçus par les différents membres de Dianova s’adressaient plus particulièrement aux parents, professeurs, responsables politiques et travailleurs de santé, tout en incitant ces différents publics à partager ces visuels sur leurs propres réseaux. Selon les estimations, la campagne a rejoint plus de 1.300.000 personnes

Santé mentale au travail

À l’occasion de la journée mondiale de la santé mentale, le 10 octobre, le réseau Dianova  et le Comité des ONG sur la Santé Mentale de New York se sont associés à la campagne mondiale mise en œuvre par l’OMS afin de promouvoir une bonne santé mentale sur le lieu de travail.

La santé mentale joue un rôle essentiel dans la santé des populations ; c’est le constat que pose le Plan d’action global pour la santé mentale 2013-2020, adopté par l’organe décisionnel de l’OMS, l’Assemblée mondiale de la santé. C’est pourquoi, Dianova s’est associée aux objectifs et stratégies définies par ce plan: prise en compte des déterminants de santé mentale, prévention et promotion de la santé, et amélioration de l’accès aux soins.

Par le biais des matériels graphiques et des messages mis à la disposition des différents publics (responsables politiques, travailleurs de santé, responsables RH, etc.), la campagne de Dianova visait à aider à reconnaître les facteurs de risques et à mettre en place des mesures de prévention adéquates sur les lieux de travail. La campagne « Santé mentale au travail » a permis de rejoindre plus de 870.000 personnes.

Campagne santé mentale au travail

Promouvoir la santé mentale au travail c’est reconnaître les facteurs de risques et mettre en place des mesures efficaces de prévention

Campagne « Tous unis »

À l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le 25 novembre, le réseau Dianova s’est joint à la campagne des Nations Unies : Tous Unis, une initiative de 16 jours visant à sensibiliser aux abus et aux agressions subies par quelque 800 millions de femmes et de filles dans le monde entier.

Mise en œuvre en collaboration avec plusieurs des organisations du réseau Dianova dans 12 pays, la campagne a mis l’accent sur trois thèmes principaux : les violences de genre en milieu de travail, l’éducation, et les politiques mises en œuvre en matière de droits des femmes. La campagne, qui s’adressait aux travailleurs de la santé, aux responsables RH, aux enseignants, aux familles et aux responsables politiques, s’est déroulée du 25 novembre au 10 décembre (journée mondiale des droits humains). Elle s’est traduire par 16 jours d’activisme et de partage en ligne de visuels, d’articles, de témoignages et d’infographies sur le problème des violences faites aux femmes. On estime que la campagne a permis de rejoindre plus de 1.100.000 personnes.

Campagne TOUS UNIS

Visuel en espagnol de la campagne TOUS UNIS contre les violences faites aux femmes

Coordination, direction stratégique et formations

Les rencontres du réseau Dianova 2017 (du 12 au 14 juin à Castelldefels – Espagne) ont réuni cette année une soixantaine de représentants des organisations membres et d’invités venus de 14 pays différents. Les trois journées de travail et d’échanges ont été consacrées successivement : à la réunion du conseil d’assemblée (l’organe de direction de l’organisation internationale Dianova) ; à l’assemblée des délégués (composée d’un ou plusieurs délégués de chaque organisation membre) ; à une série d’ateliers de formation et d’échanges ; et, enfin, à la présentation des meilleures pratiques des organisations membres du réseau.

Assemblée des délégués

Lors de l’assemblée, les délégués ont approuvé le rapport annuel d’activités 2016, les modifications statutaires ainsi que l’adhésion de quatre nouveaux membres associés soit : l’Association des Jeunes Engagés pour l’Action Humanitaire (AJEAH, Togo) ; le Centre Européen pour la Prévention des Addictions (CEPA, Roumanie) ; Femmes Actives pour la Protection de l’Environnement (FAPE, RDC) ; et l’Organisation d’intérêt pour les usagers de drogues (RIO, Norvège). Le statut de membre associé permet aux organisations qui partagent un engagement similaire d’unir leurs forces à celles de Dianova afin de faire progresser leurs objectifs communs et faire entendre la voix de la société civile au sein des organisations et des forums internationaux.

L’assemblée s’est poursuivie par la présentation du sociologue José Carron sur l’histoire et le développement de l’état social, de la société civile et du tiers secteur en Europe et en Amérique.

Ateliers et échanges de pratiques

Atelier DianovaLe deuxième jour, l’ensemble des participants étaient invités à participer à l’un des trois ateliers simultanés de formation et d’échanges organisés autour de questions associées au financement du réseau, à sa fonction de « promoteur » de changement social, ainsi qu’aux nouveaux défis de l’intervention sociale.

Sous le titre Des organisations qui entreprennent – stratégies pour renforcer la pérennité financière, le premier atelier a permis aux participants d’analyser les principales sources de collectes de fonds avant de passer en revue les stratégies d’une collecte de fonds efficace. Lire l’article de Xavier Pons.

L’objectif du deuxième atelier Les nouveaux défis de l’intervention sociale dans un monde qui change a permis d’analyser les différentes approches thérapeutiques scientifiquement valides ainsi que leur capacité à relever le défi de l’émergence de nouveaux besoins chez les bénéficiaires. Lire l’article d’Esther Martos.

Le dernier atelier Promouvoir le changement social – quelles clés pour renforcer le réseau  visait à lancer une réflexion sur le travail de plaidoyer mis en œuvre par les représentants du réseau. L’atelier s’est conclu par la mise en place d’un groupe « d’ambassadeurs internationaux » chargés d’aider le réseau à gagner en visibilité et à défendre ses valeurs et ses positionnements. Lire l’article de Lucía Goberna.

Une table ronde a également permis de discuter des enjeux associés au programme TAPAJ (travail alternatif payé à la journée), une initiative initialement mise en œuvre au Québec qui offre une approche de réduction des risques sociaux à des jeunes en situation d’exclusion sociale. Lire l’article.

Enfin, la dernière journée des rencontres a été consacrée aux échanges, avec l’intervention de plusieurs des organisations membres du réseau Dianova : bonnes pratiques, bilans, nouvelles activités, projets, ou encore présentation des nouvelles organisations associées.

Les rencontres de Dianova 2017

Les rencontres de Dianova: développement organisationnel, échanges de bonnes pratiques, présentation d’activités, mise en oeuvre de projets communs, etc.

Développement et projets

Conquérir des ressources nouvelles

En 2017, le département des projets internationaux de Dianova s’est consacré à identifier de nouvelles sources de financement tout en créant des opportunités de collaboration avec les membres de Dianova International afin de promouvoir la construction du réseau et renforcer un sentiment d’appartenance commun. Cet engagement se fonde sur l’élément « diversification » des lignes directrices à l’horizon 2020, soit : « mettre en œuvre des projets via des alliances stratégiques qui garantissent notre autonomie et notre viabilité ».

Si le département projets est physiquement situé à Barcelone, sa perspective géographique est définie par le lieu d’activités des membres ordinaires et associés – les membres associés, de par leur capacité à mettre en œuvre des projets sur de nouveaux territoires ou régions défavorisées, et les membres ordinaire de par l’expérience qu’ils ont acquise dans le développement de projets internationaux

En tout, 22 projets répartis sur quatre continents ont fait l’objet d’une analyse.

Renforcer la cohésion interne et le développement organisationnel

En tant que réseau, nous travaillons chaque jour pour améliorer notre soutenabilité avec une vision intégrée des activités que nous menons à bien, comme de leur impact. Pour ce faire, nous faisons confiance en nos collaborateurs tout en renforçant ainsi la cohésion des équipes et le développement des membres qui composent ce réseau. C’est en ce sens que garantir une structure étroitement alignée sur la stratégie et les objectifs d’une activité donnée et assurer des compétences essentielles représentent à la fois une nécessité et l’une de nos plus grandes préoccupations.

Nous avons la conviction que le modèle Dianova de gestion des ressources humaines permet à nous organisations d’être plus flexibles et mieux préparées à la volatilité de l’environnement qui les entoure. C’est pourquoi, au moyen d’un questionnaire, nous avons entrepris cette année de poursuivre l’évaluation du degré de mise en œuvre de ce modèle au sein des organisations membres du réseau en faisant l’inventaire des différents processus et politiques et en identifiant les domaines à améliorer.

Les changements politiques, sociaux et économiques survenus au cours des dernières années ont amené à déterminer de nouvelles orientations ainsi qu’à la nécessité de réorganiser la structure organisationnelle et fonctionnelle des institutions du secteur tertiaire dont nos organisations font partie. C’est la raison pour laquelle, il est apparu nécessaire de connaître la structure actuelle de chacune d’entre elles et d’identifier les enjeux, les préoccupations et les priorités qui sont les leurs afin de garantir leur soutenabilité. Les trois ateliers organisés lors des rencontres du réseau Dianova ont été conçus pour relever ce défi.